Chi sono

J'ai toujours eu un livre à la main et une tenue en tête.

Je m'appelle Chiara, et depuis aussi loin que je me souvienne, je suis ainsi : une lectrice infatigable, une passionnée de mode, une femme qui cherche la beauté dans ce qui dure.

Milan m'a façonnée — ses rues, ses vitrines, son rythme effréné et créatif.

Mais c'est la France qui m'a volé le cœur. Et elle ne me l'a jamais rendu.

Aujourd'hui, la France est ma maison.

Je la sens mienne dans les marchés du matin, dans l'air des ruelles de province, dans le parfum de papier et de tissu ancien que l'on respire dans les brocantes.

C'est là que je me sens vraiment moi-même : parmi les étals chargés d'histoire, les yeux grands ouverts et les mains prêtes à effleurer quelque chose d'unique.

Car c'est ce que je fais, chaque fois que je vais aux marchés : je cherche.

 Avec patience, avec curiosité, avec cette sensation physique que l'on éprouve quand on trouve la pièce juste — et on le sait, on le sent, avant même de regarder l'étiquette.


Comment je choisis mes pièces

Je n'achète jamais dans la précipitation. Je n'achète jamais pour remplir un espace.

Chaque pièce qui entre dans ma sélection a passé un examen rigoureux — fait d'œil, de toucher, d'expérience.

Avant tout, je regarde la qualité du tissu : comment il tombe, comment il réagit à la lumière, s'il a encore une vie à offrir. Ensuite, j'observe les finitions, les coutures, les détails que seuls les vêtements bien faits peuvent avoir.

Je cherche des pièces qui ont une histoire, mais qui sont prêtes à en commencer une nouvelle.

Des vêtements qui ne crient pas, mais qui parlent — à ceux qui savent écouter.


Mon obsession : les matières naturelles

 

Il y a une chose sur laquelle je ne fais aucun compromis : les matières naturelles.

La soie qui glisse entre les doigts. Le lin qui sent l'été.

 La laine qui réchauffe sans étouffer.

Le coton qui vieillit bien, comme les personnes que l'on aime depuis toujours. Ce sont les tissus que je cherche, que je reconnais, que je choisis.

Les matières naturelles ne mentent pas.

On les voit, on les sent, on les vit.

Elles ont une texture qui raconte d'où elles viennent, qui les a tissées, combien de soin a été apporté à chaque fil.

Et dans le vintage, cette qualité est encore plus rare et précieuse — car autrefois, c'était la norme, pas l'exception.

Quand je trouve un manteau en pure laine vierge, une blouse en soie des années 70, une robe en lin brut avec des coutures à la main — je sais que j'ai trouvé quelque chose de vrai. Quelque chose qui mérite d'être conservé.

Car la mode, la vraie, ne finit jamais. Elle se transmet.

 C.